15 Propositions pour la relance du commerce

15 Propositions pour la relance du commerce

Le Conseil du Commerce de France et ses adhérents présentent les 15 propositions pour la relance du Commerce.

La crise sanitaire a touché durablement l’ensemble du commerce :

- le commerce de détail et plus particulièrement le secteur non alimentaire, en raison de l’interdiction d’accueillir du public dans les magasins et des restrictions des déplacements des Français. Si la réouverture des commerces s’est caractérisée par une reprise de l’activité meilleure qu’attendue pour de nombreux secteurs (bricolage, jardinerie, équipement de la maison, sports, et loisirs, jouets …), celle-ci est toutefois plus mesurée dans l’équipement de la personne (habillement, chaussures…).

- le commerce interentreprises, qui a subi d’une part la forte réduction de l’activité économique du commerce de détail et de l’industrie manufacturière, et d’autre part, la fermeture des restaurants et espaces de restauration collective.

De nombreux commerçants ont ainsi perdu au moins deux mois d’activité, sans que leurs charges d’exploitation ne soient réduites d’autant.

Après plus de 18 mois d’activité perturbée par différents mouvements sociaux (Gilets jaunes, manifestations contre la réforme des retraites), cette crise sanitaire risque de sonner le glas pour de nombreux commerçants, qui ne parviendront pas à maintenir leurs commerces ouverts . Cette situation se traduira par de nombreuses destructions d’emplois, alors que le commerce de détail avait créé près de 100 000 emplois nets entre 2007 et 2018 , en faisant ainsi un véritable partenaire économique et social des territoires.

C’est pourquoi, il est impératif de maintenir aussi longtemps que nécessaire les différentes mesures de soutien adoptées par le Gouvernement (activité partielle, reports et exonérations de charges fiscales et sociales …) sans toutefois les réserver aux seules TPE : les PME et les grandes entreprises du commerce ont elles aussi besoin du soutien des pouvoirs publics pour passer ce cap difficile, dont les effets négatifs vont malheureusement perdurer durant plusieurs années. Si le Commerce est le secteur qui a le plus bénéficié des prêts garantis par l’État3 , leur remboursement pèsera lourd dans les comptes des entreprises. De nouvelles mesures d’accompagnement seront sans doute nécessaires pour affronter le mur de la dette : un allongement à 24 mois de la période de différé de remboursement, une conversion en fonds propres…

Cette crise sanitaire a par ailleurs montré la fragilité du secteur face à la digitalisation de l’économie. Les commerçants qui n’ont pas encore pris ce virage stratégique ont été les plus fragilisés durant le confinement, notamment parce qu’ils n’ont pas su maintenir une relation de proximité avec leurs clients, ni proposer de solutions alternatives à la vente en magasin telles que le click & collect. L’adoption du modèle omnicanal est aujourd’hui impérative pour le commerce français. Tous les acteurs du secteur doivent adapter leur façon de commercer aux nouvelles attentes de leurs clients, tout en restant compétitifs face aux pure players internationaux. Cette transformation implique de nombreux investissements dans la gestion des données, la logistique, la digitalisation, l’automatisation de certains process…

Le commerce doit enfin s’engager dans un développement plus responsable pour réduire son empreinte environnementale.

L’un des chantiers majeurs du commerce sera de mettre en œuvre un programme ambitieux de réduction de ses consommations d’énergie. Les commerçants devront aussi s’adapter aux nouvelles tendances de consommation alliant une consommation plus locale et plus durable.

Le Commerce a donc besoin plus que jamais d’un plan de relance pour se transformer et maintenir son rôle moteur de l’économie et de l’emploi.

Découvrir "Les 15 propositions du Conseil du Commerce de France pour la relance du Commerce", qui s'articulent autour de 5 axes prioritaires :

Axe 1 : Soutenir la digitalisation et le développement écoresponsable du Commerce
Axe 2 : Développer les compétences des commerçants et de leurs collaborateurs
Axe 3 : Maintenir la dynamique de l’emploi du Commerce dans les territoires
Axe 4 : Accroître le pouvoir d’achat des ménages et soutenir la consommation
Axe 5 : Alléger le coût de l’immobilier commercial afin de lutter contre la vacance commerciale.

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